épreuve commune 4ème

jeudi 2 avril 2009, par Mme Lévêque - télécharger cet article au format PDF : Enregistrer au format PDF

consignes et docs

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le texte : une Maison, Maurois

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les questions sur le texte

Sujet de l’épreuve commune de français 4ème - les questions

Les numéros de lignes données dans les questions sont basées sur celle du document PDF.

UNE MAISON

Il y a deux ans, dit-elle, quand je fus si malade, je remarquai que je faisais toutes les nuits le même rêve. Je me promenais dans la campagne ; j’apercevais de loin une maison blanche, basse et longue, qu’entourait un bosquet de tilleuls. À gauche de la maison, un pré bordé de peupliers rompait agréablement la symétrie du décor, et la cime de ces arbres, que l’on voyait de loin, se balançait au-dessus des tilleuls.
Dans mon rêve, j’étais attirée par cette maison et j’allais vers elle. Une barrière peinte en blanc fermait l’entrée. Ensuite on suivait une allée dont la courbe avait beaucoup de grâce. Cette allée était bordée d’arbres sous lesquels je trouvais les fleurs du printemps : des pri­mevères, des pervenches et des anémones, qui se fanaient dès que je les cueillais. Quand on débouchait de cette allée, on se trouvait à quelques pas de la maison. Devant celle-ci s’étendait une grande pelouse, tondue comme les gazons anglais et presque nue. Seule y courait une bande de fleurs violettes.
La maison, bâtie de pierre blanche, portait un toit d’ardoises. La porte, une porte de chêne clair aux panneaux sculptés, était au som­met d’un petit perron. Je souhaitais visiter cette maison, mais per­sonne ne répondait à mes appels. J’étais profondément désappointée, je sonnais, je criais, et enfin je me réveillais.
Tel était mon rêve et il se répéta, pendant de longs mois, avec une précision et une fidélité telles que je finis par penser que j’avais certainement, dans mon enfance, vu ce parc et ce château. Pourtant je ne pouvais, à l’état de veille, en retrouver le souvenir, et cette recherche devint pour moi une obsession si forte qu’un été, ayant appris à conduire moi-même une petite voiture, je décidai de passer mes vacances sur les routes de France, à la recherche de la maison de mon rêve.
Je ne vous raconterai pas mes voyages. J’explorai la Normandie, la Touraine, le Poitou ; je ne trouvai rien et n’en fus pas étonnée. En octobre je rentrai à Paris et, pendant tout l’hiver, continuai à rêver de la maison blanche. Au printemps dernier, je recommençai mes promenades aux environs de Paris. Un jour, comme je traversais une vallée voisine de l’Isle-Adam, je sentis tout d’un coup un choc agréable, cette émotion curieuse que l’on éprouve lorsqu’on recon­naît, après une longue absence, des personnes ou des lieux que l’on a aimés.
Bien que je ne fusse jamais venue dans cette région, je connaissais parfaitement le paysage qui s’étendait à ma droite. Des cimes de peupliers dominaient une masse de tilleuls. À travers le feuillage encore léger de ceux-ci, on devinait une maison. Alors, je sus que j’avais trouvé le château de mes rêves. Je n’ignorais pas que, cent mètres plus loin, un chemin étroit couperait la route. Le chemin était là. Je le pris. Il me conduisit devant une barrière blanche.
De là partait l’allée que j’avais si souvent suivie. Sous les arbres, j’admirai le tapis aux couleurs douces que formaient les pervenches, les primevères et les anémones. Lorsque je débouchai de la voûte des tilleuls, je vis la pelouse verte et le petit perron, au sommet duquel était la porte de chêne clair. Je sortis de ma voiture, montai rapidement les marches et sonnai.
J’avais grand-peur que personne ne répondît, mais, presque tout de suite, un domestique parut. C’était un homme au visage triste, fort vieux et vêtu d’un veston noir. En me voyant, il parut très sur­pris, et me regarda avec attention, sans parler.

-  Je vais, lui dis-je, vous demander une faveur un peu étrange. Je ne connais pas les propriétaires de cette maison, mais je serais heureuse s’ils pouvaient m’autoriser à la visiter.

-  Le château est à louer, Madame, dit-il comme à regret, et je suis ici pour le faire visiter.

-  A louer ?dis-je. Quelle chance inespérée !... Comment les pro­priétaires eux-mêmes n’habitent-ils pas une maison si belle ?

-  Les propriétaires l’habitaient, Madame. Ils l’ont quittée depuis que la maison est hantée.

-  Hantée ?dis-je. Voilà qui ne m’arrêtera guère. Je ne savais pas que, dans les provinces françaises, on croyait encore aux reve­nants...

- Je n’y croirais pas, Madame, dit-il sérieusement, si je n’avais moi-même si souvent rencontré dans le parc, la nuit, le fantôme qui a mis mes maîtres en fuite.

-  Quelle histoire !dis-je en essayant de sourire.

-  Une histoire, dit le vieillard d’un air de reproche, dont vous au moins, Madame, ne devriez pas rire, puisque ce fantôme, c’était vous.

André Maurois, texte intégral paru en 1946 dans Toujours l’inattendu arrive

I. Auteur et Narrateur

Questions :
Nota Bene, afin de rendre le sujet "interactif", les questions ont été aménagées, et elles guident souvent l’élève un peu plus sur la voie de la bonne réponse...

Une fin fantastique... et surprenante (L. 15 à la fin) :
-1. a)Qui est l’auteur de ce texte ? (1 pt)
     

-Quand a-t-il paru ? (1 pt)
     

-b) D’où le texte est-il extrait ? (1 pt)
     

-Est-il complet ? (1 pt)



-Comment appelle t-on ce genre de texte ?
On appelle ça (Un déterminant + un nom) (1 pt)
     

-Recopie l’ information du paratexte qui nous permet de le savoir ? (deux mots maximum) (1 pt)
     

-a) A quelle époque l’histoire se déroule-t-elle ? (1 pt)





-Relève un nom (et une seul !) dans le quatrième paragraphe (l.15 à 18) qui donne la réponse à cette question. (1 pt)
     

-b) Par quelle expression comprend-t-on que le narrateur fait un retour en arrière ? (1 pt)
     

-3)a) Quel pronom désigne le narrateur dans ce texte ? (1 pt)
     

-b) S’agit-il d’un homme ou d’une femme ? (1 pt)



-Relève dans le récit au moins deux mots qui permettent de le dire.

premier mot (1 pt)

     

-deuxième mot (1 pt) :
     

-4) Quel est le statut du narrateur, et son point de vue ?Coche parmi toutes ces propositions celles qu’il faut écrire dans sa réponse pour être complet. (3 pts)











-Pour rappel voici la partie du texte qui va vous servir à répondre aux questions 5 et 6
J’apercevais de loin une maison blanche, basse et longue, qu’entourait un bosquet de tilleuls. À gauche de la maison, un pré bordé de peupliers rompait agréablement la symétrie du décor, et la cime de ces arbres, que l’on voyait de loin, se balançait au-dessus des tilleuls.
Dans mon rêve, j’étais attirée par cette maison et j’allais vers elle. Une barrière peinte en blanc fermait l’entrée. Ensuite on suivait une allée dont la courbe avait beaucoup de grâce. Cette allée était bordée d’arbres sous lesquels je trouvais les fleurs du printemps : des pri­mevères, des pervenches et des anémones, qui se fanaient dès que je les cueillais. Quand on débouchait de cette allée, on se trouvait à quelques pas de la maison. Devant celle-ci s’étendait une grande pelouse, tondue comme les gazons anglais et presque nue. Seule y courait une bande de fleurs violettes.
La maison, bâtie de pierre blanche, portait un toit d’ardoises. La porte, une porte de chêne clair aux panneaux sculptés, était au som­met d’un petit perron.
Une Maison (extrait) d’André Maurois.

5) L’impression donnée par la maison au début du texte est-elle agréable ? (1 pt)




-Relevez trois mots (un seul à chaque fois) qui contribuent à donner cette impression.

mot 1 (un adverbe) (1 pt) :

     

-mot 2 (un nom sans le déterminant) (1 pt) :
     

-mot 3 (un participe passé) (1 pt) :
     

-6) Pourrait-on rencontrer cette maison dans la réalité, ou est-elle invraisemblable ? (1 pt)



-Que pouvez-vous en déduire sur cette description ?
La description est (un adjectif) (1 pt)
     

-7) Quel est le temps dominant dans le premier paragraphe ? (2 pts)
     

-Donnez deux valeurs différentes de celui-ci en vous appuyant sur ces verbes relevés dans ce passage :

Dans la phrase "À gauche de la maison, un pré bordé de peupliers rompait agréablement la symétrie du décor, et la cime de ces arbres, que l’on voyait de loin, se balançait au-dessus des tilleuls.", le temps principal est un imparfait de (2 pts)

     

-Dans la phrase " Je faisais toutes les nuits le même rêve. Je me promenais dans la campagne ; j’apercevais de loin une maison blanche.", le temps principal est un imparfait à valeur (2 pts)
     

-8) a) La phrase "je trouvais des fleurs... qui se fanaient dès que je les cueilllais" (l.7-8) annonce l’entrée dans l’irréel... A quel genre littéraire appartient désormais ce texte ? (un déterminant + un nom) (2 pts)
     

-b) Quelle figure de style est employée dans la phrase : "Seule y courait une bande de fleurs violettes." (1 pt)

-rappel du texte :
Tel était mon rêve et il se répéta, pendant de longs mois, avec une précision et une fidélité telles que je finis par penser que j’avais certainement, dans mon enfance, vu ce parc et ce château. Pourtant je ne pouvais, à l’état de veille, en retrouver le souvenir, et cette recherche devint pour moi une obsession si forte qu’un été, ayant appris à conduire moi-même une petite voiture, je décidai de passer mes vacances sur les routes de France, à la recherche de la maison de mon rêve.
Je ne vous raconterai pas mes voyages. J’explorai la Normandie, la Touraine, le Poitou ; je ne trouvai rien et n’en fus pas étonnée. En octobre je rentrai à Paris et, pendant tout l’hiver, continuai à rêver de la maison blanche. Au printemps dernier, je recommençai mes promenades aux environs de Paris. Un jour, comme je traversais une vallée voisine de l’Isle-Adam, je sentis tout d’un coup un choc agréable, cette émotion curieuse que l’on éprouve lorsqu’on recon­naît, après une longue absence, des personnes ou des lieux que l’on a aimés.
Bien que je ne fusse jamais venue dans cette région, je connaissais parfaitement le paysage qui s’étendait à ma droite. Des cimes de peupliers dominaient une masse de tilleuls. À travers le feuillage encore léger de ceux-ci, on devinait une maison. Alors, je sus que j’avais trouvé le château de mes rêves. Je n’ignorais pas que, cent mètres plus loin, un chemin étroit couperait la route. Le chemin était là. Je le pris. Il me conduisit devant une barrière blanche.
De là partait l’allée que j’avais si souvent suivie. Sous les arbres, j’admirai le tapis aux couleurs douces que formaient les pervenches, les primevères et les anémones. Lorsque je débouchai de la voûte des tilleuls, je vis la pelouse verte et le petit perron, au sommet duquel était la porte de chêne clair. Je sortis de ma voiture, montai rapidement les marches et sonnai.
Une maison d’André Maurois

9) A quel endroit du texte y a t-il une accélération de l’action ?

Recopiez un complément circonstanciel de temps qui montre que le récit de l’action est condensé. (1 pt)

     

-Que se passe-t-il dans la vie du narrateur ? (2 pts)





-10) Expliquez la réaction du narrateur face au paysage qu’il rencontre (l.25). (1 pt)




-Il dit qu’il a "si souvent suivi" l’allée par exemple. L’a-t-il vraiment fait ? (1 pt)





-Relevez un verbe conjugué suivi d’un adverbe qui montrent à quel point il semble certain de connaître ce paysage. (2 pts)
     

-11. Relevez quatre mots du champ lexical du fantastique dans les lignes 34 à 50.
Voici le rappel des lignes 34 à 50
J’avais grand-peur que personne ne répondît, mais, presque tout de suite, un domestique parut. C’était un homme au visage triste, fort vieux et vêtu d’un veston noir. En me voyant, il parut très sur­pris, et me regarda avec attention, sans parler.
- Je vais, lui dis-je, vous demander une faveur un peu étrange. Je ne connais pas les propriétaires de cette maison, mais je serais heureuse s’ils pouvaient m’autoriser à la visiter.
- Le château est à louer, Madame, dit-il comme à regret, et je suis ici pour le faire visiter.
- A louer ?dis-je. Quelle chance inespérée !... Comment les pro­priétaires eux-mêmes n’habitent-ils pas une maison si belle ?
- Les propriétaires l’habitaient, Madame. Ils l’ont quittée depuis que la maison est hantée.
- Hantée ?dis-je. Voilà qui ne m’arrêtera guère. Je ne savais pas que, dans les provinces françaises, on croyait encore aux reve­nants...
- Je n’y croirais pas, Madame, dit-il sérieusement, si je n’avais moi-même si souvent rencontré dans le parc, la nuit, le fantôme qui a mis mes maîtres en fuite.
- Quelle histoire !dis-je en essayant de sourire.
- Une histoire, dit le vieillard d’un air de reproche, dont vous au moins, Madame, ne devriez pas rire, puisque ce fantôme, c’était vous.
.
Une maison d’André Maurois.

mot 1 (1 pt)

     

-mot 2 (1 pt)
     

-mot 3 (1 pt)
     

-mot 4 (1 pt)
     

-12. Pourquoi le narrateur a-t-il "grand peur" (l.34 ?) (1 pt)




-13) a) La phrase "C’était un homme au visage triste, fort vieux et vêtu d’un veston noir." (1 pt)

-Quelle image se dégage du domestique ? (2 pts)





-b) Quelle est la classe grammaticale de "fort" dans l’expression "fort vieux" (l.35) ? (1 pt)

-Donnez un synonyme qui conviendrait de "fort" dans l’expression "fort vieux" (2 pts)
     

-14) En quoi la dernière parole du vieillard est-elle une chute pour l’histoire ?
- Quelle histoire !dis-je en essayant de sourire.
- Une histoire, dit le vieillard d’un air de reproche, dont vous au moins, Madame, ne devriez pas rire, puisque ce fantôme, c’était vous.
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Une maison d’A.Maurois
(1 pt)




-Réécris la phrase "Une histoire, dit le vieillard d’un air de reproche, dont vous au moins, Madame, ne devriez pas rire." en la mettant au discours indirect.. (1 pt)




-
J’avais grand-peur que personne ne répondît, mais, presque tout de suite, un domestique parut. C’était un homme au visage triste, fort vieux et vêtu d’un veston noir. En me voyant, il parut très sur­pris, et me regarda avec attention, sans parler..
lignes 34-36

15) Quel mots dans les dernières lignes du récit (l.34-36) annonçaient la fin ? (1 pt)

     



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